Parmi les curiosités du paysage boursier français, les certificats d’investissement occupent une place à part. Moins connus que les actions ordinaires, ces titres atypiques ont longtemps permis à certaines grandes entreprises de lever des capitaux sans diluer leur contrôle. Aujourd’hui rares mais toujours cotés pour certains, ils continuent d’exister dans les portefeuilles de quelques investisseurs chevronnés.
Mais qu’est-ce qu’un certificat d’investissement (CI) ? Il s’agit d’un titre financier représentatif d’une action, mais privé de droit de vote. En d’autres termes, le détenteur du certificat possède des droits économiques (dividendes, participation aux plus-values, etc.), mais pas de droits politiques dans l’entreprise émettrice. Le titre ne donne donc pas voix au chapitre lors des assemblées générales.
Les certificats d’investissement ont été utilisés par des sociétés souhaitant accroître leur capital sans perdre le contrôle familial ou historique de la gouvernance. C’était une solution de compromis : les investisseurs obtenaient une part des résultats, mais sans capacité d’influence stratégique. Ce type d’émission s’est fait plus rare après les années 2000, la tendance étant à plus de transparence et de démocratie actionnariale. Mais certaines entreprises, comme Air Liquide, possédaient encore récemment des certificats cotés.
En termes de fonctionnement, le CI suit généralement la même valorisation que l’action ordinaire, avec parfois une décote liée à l’absence de pouvoir de vote. Il donne droit au même dividende qu’une action classique, ce qui en fait un support de revenu régulier pour les investisseurs long terme, souvent particuliers ou institutionnels.
Cependant, il convient de souligner plusieurs limites. Tout d’abord, le marché des certificats est très étroit : les titres sont peu échangés, ce qui peut poser des problèmes de liquidité. Ensuite, les entreprises ont parfois procédé à leur conversion ou à leur rachat, ce qui limite leur disponibilité. Enfin, dans un univers où la finance évolue vers plus d’implication des actionnaires, le CI peut apparaître comme un vestige d’une époque révolue.
Fiscalement, les revenus issus des certificats sont traités comme ceux des actions ordinaires : dividendes soumis à la flat tax (30 %) ou régime d’enveloppe fiscale si logés dans une assurance vie, PEA ou PER. Ils restent donc un produit intéressant pour les profils à la recherche de rendement passif, sans engagement de gouvernance.
Dividendes identiques à ceux des actions de la société émettrice
Moins chers que les actions ordinaires (car sans droit de vote)
Intéressant dans une logique de rendement
Faible dilution de gouvernance pour l’émetteur
Aucun droit de vote : perte d’influence sur la gouvernance
Produit peu liquide : faible volume d’échanges, difficile à revendre parfois
Produit peu connu, mal compris par le grand public
Risque de disparition progressive de ce type de titre
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